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HammaddePazari

T · 9

Telex release et lettre de transport maritime (sea waybill)

Moyens de livrer la marchandise à destination sans attendre l’arrivée du connaissement original chez l’acheteur. Avec le telex release, les originaux sont restitués au transporteur au port de chargement, qui instruit son agent à destination de livrer. La lettre de transport maritime (sea waybill) est un document non négociable par lequel la marchandise est simplement livrée au destinataire nommé. Rapides, ces deux solutions font perdre au vendeur le contrôle de la marchandise : le paiement doit être sécurisé au préalable.

Teneur du minerai et minerai de fer (indice 62 % Fe)

La teneur est la part de métal valorisable dans le minerai – % Fe pour le fer, % Cu pour le concentré de cuivre, g/t pour l’or. Les prix du minerai de fer se fixent par rapport à l’indice Platts/Fastmarkets « fines 62 % Fe CFR Chine » : les concentrés 65 % Fe et les boulettes se vendent avec prime, le 58 % Fe avec décote. S’y ajoutent des barèmes de pénalités ou primes pour silice, alumine, phosphore, soufre et humidité. Pour les concentrés, on négocie aussi les frais de traitement et d’affinage (TC/RC) et les pénalités pour éléments nocifs comme l’arsenic et le mercure.

Titre du fil (Ne, Nm, tex, dtex, denier)

Mesures de la finesse du fil, selon deux systèmes. Dans les systèmes indirects, un chiffre plus élevé signifie un fil plus fin : Ne pour le coton (écheveaux de 840 yards par livre ; Ne 30 est un fil typique de tee-shirt), Nm pour la laine (mètres par gramme). Dans les systèmes directs, un chiffre plus élevé signifie un fil plus gros : tex (grammes pour 1 000 m), dtex (pour 10 000 m) et, pour le filament synthétique, denier (pour 9 000 m ; 150D/48F polyester DTY = 150 deniers et 48 filaments). Torsion, ténacité et régularité (Uster CV %) complètent la qualité.

Tolérance de quantité (± %, « plus ou moins »)

Clause des contrats de vrac et de gros volumes admettant que la quantité livrée s’écarte de la quantité contractuelle d’un pourcentage fixé, généralement ±5 % ou ±10 %. Elle précise qui a l’option : le vendeur (MOLSO) ou l’armateur (MOLOO). L’excédent ou le manquant dans la tolérance est en général facturé au prix contractuel, et le crédit documentaire doit reprendre la même tolérance – à défaut, les RUU 600 n’admettent que ±5 % pour le vrac.

Traçabilité (transparence de la chaîne d’approvisionnement)

Capacité à documenter, à chaque étape depuis la source – mine, exploitation agricole, forêt, raffinerie – jusqu’à l’utilisateur final, qui a transformé une matière première, où et à partir de quel lot. Elle devient obligatoire dans le négoce avec le règlement européen sur la déforestation (RDUE), la directive sur le devoir de vigilance (CSDDD), le guide OCDE sur les minerais de conflit et les allégations de contenu recyclé (ISCC, GRS). Géolocalisation, bilan massique et passeport numérique des produits en sont les notions clés.

Transport de marchandises dangereuses (numéro ONU, IMDG, ADR, IATA)

Les substances inflammables, corrosives, toxiques, comburantes ou dangereuses pour l’environnement relèvent de règles propres à chaque mode : code IMDG en mer, ADR par route, RID par rail, IATA DGR par air. Chaque substance est identifiée par un numéro ONU à quatre chiffres (UN1823 hydroxyde de sodium solide, par ex.), une classe (1–9) et un groupe d’emballage (I–III), indiqués à la rubrique 14 de la FDS. Emballages homologués ONU, étiquettes de classe, déclaration de marchandises dangereuses et personnel formé sont obligatoires ; fret et assurance sont plus chers, et certains navires ou ports refusent certaines classes.

TVA (taxe sur la valeur ajoutée) à l’import et à l’export VAT / KDV

Taxe sur la consommation. Les exportations sont exonérées (taux zéro) dans la plupart des pays et l’exportateur peut récupérer la TVA d’amont. À l’import, la TVA est perçue en douane sur la valeur en douane majorée des droits et autres taxes, et un importateur assujetti peut généralement la déduire : l’impact porte surtout sur la trésorerie. Entre entreprises assujetties dans l’UE s’applique l’autoliquidation. Les taux normaux varient (20 % en France et en Turquie) et certaines matières premières bénéficient de taux réduits.

Types de conteneurs (20’, 40’, 40’HC, reefer, open top)

Le conteneur 20 pieds (environ 33 m³, charge utile ~25–28 t) convient aux marchandises lourdes et denses – métaux, minéraux, produits chimiques en sacs ; le 40 pieds (67 m³) et le 40 pieds high cube (40’HC, 76 m³, ~26 t) aux marchandises légères mais volumineuses – granulés plastiques, fibres, mousse. En pratique, les limites de poids routières sont souvent plus contraignantes que la capacité du conteneur. On utilise le reefer pour la chaîne du froid, l’open top et le flat rack pour les machines et colis hors gabarit, le conteneur-citerne pour les liquides.

Types de polyéthylène : PEHD, PEBD, PEBDL et mPEBDL HDPE / LDPE / LLDPE

Le polyéthylène se classe selon la densité et la structure des chaînes. Le PEHD (0,941–0,965 g/cm³) est rigide et résistant aux produits chimiques : tubes (PE100), bidons, bouteilles, caisses. Le PEBD (0,910–0,930), ramifié, est souple et transparent : enduction, film rétractable et alimentaire. Le PEBDL est un copolymère linéaire basse densité au butène (C4), hexène (C6) ou octène (C8) ; très résistant à la perforation et à la déchirure, il est la base des films étirables et d’emballage. Le mPEBDL, issu de catalyseurs métallocènes, offre encore plus de ténacité et de transparence.